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Cette couleur de voiture décote moins à la revente, elle est à privilégier « jusqu’à 15% plus cher que le rouge ou le bleu »

Selon plusieurs études récentes menées par iSeeCars et CAP HPI, la couleur du véhicule influencerait directement sa valeur de revente avec des écarts atteignant parfois 15% selon les teintes.

Longtemps perçue comme un simple choix esthétique, la couleur d’une voiture s’impose désormais comme un véritable critère économique.

Les données compilées auprès de milliers de transactions en Europe et aux États-Unis révèlent qu’au moment de la revente, certaines teintes conservent bien mieux leur valeur que d’autres. Derrière ce constat se cachent des habitudes d’achat, une perception du risque et même des tendances sociétales qui évoluent lentement mais sûrement.

Des chiffres qui confirment une tendance mondiale

D’après le rapport 2025 du cabinet britannique CAP HPI, les véhicules peints dans des tons neutres — noir, gris ou blanc — représentent plus de 70 % du marché européen. Ce choix n’est pas uniquement dicté par la mode : il a un impact réel sur la valeur résiduelle du véhicule.

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L’analyse croisée d’iSeeCars sur plus de 6 millions de ventes aux États-Unis montre que certaines couleurs perdent jusqu’à 33 % de leur valeur en trois ans, quand d’autres ne cèdent que 18 %. Ces écarts se traduisent concrètement par plusieurs milliers d’euros lors d’une revente sur le marché de l’occasion.

Couleur Décote moyenne à 3 ans Tendance observée
Gris argent -18% Stable et recherchée
Noir -21% Légère baisse, sensible à l’entretien
Blanc -22% Saturation du marché depuis 2020
Bleu -27% Moins prisée sur les berlines compactes
Rouge -28% Tendance décroissante sur les SUV urbains
Jaune / Or / Orange -15% Rareté valorisée sur le segment premium

La couleur qui résiste le mieux au temps et au marché

Derrière ces chiffres se cache une surprise : ce ne sont pas forcément les teintes discrètes qui tirent leur épingle du jeu. Selon l’étude combinée des données CAP HPI et AutoScout24 France, les voitures jaunes, dorées ou oranges affichent une décote inférieure à la moyenne. Leur rareté joue en leur faveur : elles se démarquent visuellement dans un parc automobile uniformisé et séduisent des acheteurs en quête d’originalité maîtrisée.

« J’ai vendu ma Mini Cooper jaune moutarde presque au prix où je l’avais achetée deux ans plus tôt », confie Marc Leclerc, propriétaire d’un petit garage à Lyon. « Les clients cherchaient quelque chose qui sorte du lot sans paraître trop excentrique. Aujourd’hui, ce type de couleur part vite. »

L’écart peut atteindre jusqu’à 15 % par rapport aux modèles rouges ou bleus équivalents selon AutoVisual France. Une différence qui s’explique aussi par la perception psychologique : une voiture jaune est souvent associée à une image positive et dynamique, sans être jugée ostentatoire comme le rouge vif ou trop froide comme le bleu foncé.

Un effet durable soutenu par les marques elles-mêmes

Les constructeurs ont intégré cette évolution dans leurs stratégies marketing. BMW propose désormais davantage de teintes métallisées dorées sur ses gammes Série 1 et X2. Renault a relancé son célèbre « Jaune Sirius » sur la Mégane RS pour renforcer son identité sportive tout en répondant à cette demande croissante. Chez Toyota, la Yaris Cross bénéficie d’un ton « Or Impérial » très demandé sur le marché secondaire japonais.

  • La rareté crée un effet de distinction valorisé lors de la revente.
  • Les couleurs vives mais équilibrées transmettent une impression positive aux acheteurs.
  • Les peintures métallisées jaunâtres sont perçues comme modernes et faciles à entretenir.
  • L’impact environnemental des pigments naturels favorise aussi cette tendance selon BASF Coatings.

Vers un retour progressif des teintes chaudes sur nos routes ?

L’engouement pour ces nuances atypiques traduit un changement culturel profond : après deux décennies dominées par le gris métallisé et le blanc nacré, les conducteurs européens semblent prêts à réintroduire davantage de caractère dans leurs choix esthétiques sans compromettre la valeur financière. Les professionnels du secteur confirment déjà cette inflexion légère mais constante vers des palettes plus chaleureuses.

« Les voitures jaunes ou dorées deviennent un bon compromis entre personnalité et raison économique », analyse Marc Leclerc. « Elles attirent l’œil sans effrayer les acheteurs potentiels au moment de la revente. C’est typiquement le genre de détail qui fait pencher une décision d’achat. »

Ainsi, pour ceux qui envisagent aujourd’hui l’acquisition d’un véhicule neuf avec une perspective de revente dans trois ou quatre ans, choisir une teinte vive mais rare pourrait s’avérer judicieux. Ni extravagance ni conformisme : simplement une stratégie colorée… et rentable.

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