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Les voitures-radars vont inonder nos routes en 2026, voici comment les repérer facilement pour éviter les PV

En 2025, plus de 400 voitures-radars privées ont déjà sillonné la France sur 10 millions de kilomètres et l’État prévoit de doubler ce chiffre d’ici fin 2026 selon la Délégation à la sécurité routière.

Depuis quelques mois, les véhicules banalisés chargés de contrôler la vitesse se multiplient sur le réseau français. Leur utilisation, confiée à des sociétés privées dans plusieurs régions, soulève des interrogations : comment reconnaître ces voitures discrètes qui flashent sans prévenir ? Et surtout, comment éviter une sanction injuste ?

Un dispositif appelé à se généraliser

Lancé en 2018 en Normandie, le programme des voitures-radars pilotées par des prestataires privés s’est progressivement étendu à l’ensemble du territoire. En 2026, le ministère de l’Intérieur prévoit que toutes les régions métropolitaines soient couvertes. Les sociétés OREA Group, Mobiom ou encore Fareco se partagent désormais la gestion de ces flottes.

Ces véhicules circulent environ six heures par jour sur des itinéraires prédéfinis. L’objectif officiel est clair : renforcer la surveillance là où les forces de l’ordre ne peuvent être présentes en permanence. Mais leur discrétion interroge les automobilistes. Contrairement aux radars fixes ou aux contrôles traditionnels, ces dispositifs ne déclenchent aucun flash visible et fonctionnent automatiquement depuis la voiture elle-même.

« Je conduis souvent entre Rennes et Caen et je croise régulièrement ces Peugeot 308 blanches sans signe distinctif », témoigne Laurent Giraud, conducteur routier depuis vingt ans. « Elles roulent tranquillement dans le flux mais on sent que quelque chose cloche quand elles respectent scrupuleusement toutes les limitations. »

Comment fonctionnent réellement ces voitures-radars

Les modèles utilisés – principalement des Peugeot 308, Citroën Berlingo et Renault Mégane – sont équipés d’un système développé par la société française Parifex. Une caméra infrarouge placée derrière le pare-brise scanne les plaques d’immatriculation tandis qu’un laser mesure précisément la vitesse du véhicule dépassé ou doublé.

Les données sont ensuite transmises automatiquement au Centre automatisé de constatation des infractions routières (CACIR) à Rennes. Si la marge technique est dépassée (5 km/h en dessous de 100 km/h et 5 % au-dessus), le procès-verbal est généré sans intervention humaine.

Modèle utilisé Prestataire Régions concernées
Peugeot 308 SW Mobiom Bretagne, Pays de la Loire
Renault Mégane IV OREA Group Île-de-France, Hauts-de-France
Citroën Berlingo Fareco Nouvelle-Aquitaine, Occitanie

Les indices pour les repérer facilement sur la route

S’il est difficile de distinguer une voiture-radar d’un véhicule ordinaire à première vue, certains signes permettent malgré tout de rester vigilant. Ces indices ne garantissent pas une identification certaine mais aident à réduire le risque d’infraction involontaire.

  • Aucun logo ou marquage visible sur la carrosserie ;
  • Plaques d’immatriculation souvent récentes (année N-1) ;
  • Trou discret dans la calandre avant pour laisser passer le faisceau laser ;
  • Doubles rétroviseurs internes sur certains modèles ;
  • Conduite très régulière et respect strict des limitations même dans les zones peu fréquentées.

D’après plusieurs associations d’automobilistes comme « 40 millions d’automobilistes », près d’un conducteur sur deux ignore encore qu’il peut croiser un tel véhicule sans s’en rendre compte. La fédération réclame plus de transparence sur les itinéraires empruntés et un affichage public régulier des zones concernées.

« On ne demande pas l’impunité mais un minimum d’équité », poursuit Laurent Giraud. « Quand on circule tous les jours pour travailler, on veut juste savoir à quoi s’attendre sans se sentir piégé. »

Vers une acceptation progressive mais surveillée

L’État mise sur ce dispositif pour stabiliser le nombre d’accidents mortels après deux années consécutives de hausse selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR). En parallèle, certaines régions expérimentent déjà des applications publiques permettant d’être informé en temps réel du passage des véhicules-radars sans divulguer leur position exacte.

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L’évolution du parc automobile connecté pourrait aussi modifier cette relation entre contrôle et prévention. De plus en plus de systèmes embarqués signalent automatiquement les zones à risque ou adaptent la vitesse du véhicule selon les limitations locales.

L’arrivée massive des voitures-radars marque donc une nouvelle étape dans la politique de sécurité routière française. Reste à trouver l’équilibre entre efficacité et acceptabilité sociale pour que ces outils servent avant tout à sauver des vies plutôt qu’à multiplier les amendes.

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