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Chômage technique : comment votre salaire est calculé en 2026 (et pourquoi il peut surprendre)

En 2026, l' »activité partielle » (souvent appelée chômage technique) ne veut pas dire « zéro salaire ». Mais le montant versé sur votre fiche de paie ne correspond pas à votre salaire habituel : il obéit à une formule précise, avec un taux, un plancher et un plafond. Et selon vos primes, votre durée de travail, votre convention collective ou un complément employeur, l’écart peut devenir très concret.

Le contexte : l’activité partielle, un salaire « remplacé »

Quand une entreprise réduit ou suspend temporairement son activité (baisse de commandes, incident, difficultés conjoncturelles…), elle peut placer tout ou partie des salariés en activité partielle. Le contrat de travail est alors suspendu pour les heures non travaillées, mais le salarié reçoit une indemnité versée par l’employeur (avec un mécanisme de prise en charge publique côté entreprise).

Le point clé pour le salarié : on ne parle plus de salaire « normal » sur les heures chômées, mais d’une indemnisation.

Les faits : la règle de calcul en 2026 (taux + plancher + plafond)

La règle générale rappelée par l’administration (mise à jour au 5 janvier 2026) est la suivante : l’employeur verse au salarié une indemnité correspondant à 60 % du salaire brut par heure chômée, soit environ 72 % du salaire net horaire.

  • Taux : 60 % du brut par heure chômée (≈ 72 % du net horaire).
  • Plancher : l’indemnité ne peut pas être inférieure à 9,52 € par heure chômée.
  • Plafond : l’indemnité ne peut pas dépasser 32,45 € par heure chômée.

Source : Entreprendre.Service-Public.gouv.fr – « Rémunération d’un salarié en chômage partiel (activité partielle) », vérifié le 05/01/2026.

Combien d’heures sont indemnisées ? (ce détail change tout)

On n’indemnise pas « un mois entier » indistinctement : on indemnise des heures chômées dans certaines limites.

  • En cas général, les heures indemnisées sont les heures chômées dans la limite de la durée légale (35h) ou, si elle est inférieure, la durée collective/contractuelle.
  • Si vous êtes à 39h via contrat ou accord collectif : les heures indemnisables peuvent aller jusqu’à la durée prévue (ex. 39h), selon la situation décrite par l’administration.
  • Les heures supplémentaires non prévues par contrat/accord collectif ne sont pas indemnisées au titre de l’activité partielle.

Exemples concrets : comment estimer votre perte (ou votre maintien)

Exemple 1 : salarié au SMIC proche du plancher

Si votre rémunération horaire est basse, le plancher peut jouer un rôle protecteur : une partie de vos heures chômées peut être indemnisée au minimum prévu (9,52 € / heure chômée). Résultat : l’écart par rapport à 60 % du brut « pur » peut être réduit.

Exemple 2 : cadre / salaire élevé : le plafond peut vous rattraper

À l’inverse, pour un salaire horaire élevé, l’indemnité peut buter sur le plafond (32,45 € / heure). C’est une des raisons pour lesquelles certains salariés constatent une baisse plus importante que prévue « sur le papier ».

Exemple 3 : vous avez un complément employeur

Votre convention collective, un accord d’entreprise ou une décision unilatérale peuvent prévoir une indemnisation complémentaire. Dans ce cas, votre « reste à charge » peut diminuer fortement. Mais ce complément n’est pas automatique : il dépend du texte applicable et de la politique de l’employeur.

Ce que vous devez voir sur votre bulletin de paie

L’employeur doit faire figurer sur le bulletin de paie (ou un document annexé) :

  • le nombre d’heures indemnisées,
  • les taux appliqués,
  • les sommes versées.

Les réactions : pourquoi le sujet explose en 2026

La requête « chômage technique salaire » repart en flèche dès que l’économie ralentit ou qu’un secteur annonce des réductions d’activité. En pratique, la surprise vient souvent de trois éléments : (1) le passage du salaire à une indemnité, (2) l’impact des plafonds/planchers, (3) la confusion entre brut et net. Les discussions se cristallisent aussi sur les compléments conventionnels : « dans ma boîte on complète / chez nous non ».

L’analyse : 3 erreurs courantes à éviter

  1. Comparer votre indemnité à votre net habituel sans recalculer à l’heure : l’activité partielle se raisonne en heures chômées, pas en « mois ».
  2. Oublier les plafonds/planchers : ils peuvent écraser ou relever l’indemnité.
  3. Ne pas vérifier l’existence d’un complément : convention collective, accord, ou décision unilatérale peuvent changer la donne.

Et maintenant ? (check-list rapide)

  • Demandez le nombre d’heures chômées retenues pour le mois.
  • Vérifiez le taux et l’application du plancher/plafond.
  • Consultez votre convention collective (ou le CSE/RH) : complément oui/non ?
  • Conservez vos bulletins : l’activité partielle doit être traçable.

Sources : Service-Public.gouv.fr

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