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Carte des radars qui flashent le plus en France 2026 + nouveaux radars chantiers à éviter cette semaine

Selon les dernières données du ministère de l’Intérieur, plus de 13 millions de clichés ont été enregistrés par les radars français en 2025, un chiffre en hausse de près de 9 % par rapport à l’année précédente.

Alors que la sécurité routière reste au cœur des priorités publiques, la question des radars continue d’alimenter les débats. Entre les dispositifs fixes, mobiles et désormais ceux installés sur les zones de travaux, le réseau national s’est densifié. Les automobilistes le ressentent, surtout sur certains axes où la vigilance devient indispensable.

Les radars les plus actifs : un trio qui ne faiblit pas

Les chiffres du Centre national de traitement (CNT) confirment une tendance observée depuis plusieurs années : certains points du réseau routier concentrent à eux seuls une part importante des infractions. En tête pour 2025, trois appareils se distinguent par leur volume d’activité impressionnant.

Localisation Type de radar Nombre de flashs (2025)
A7 – Châteauneuf-du-Rhône (Drôme) Radar double sens fixe près de 280 000
A10 – Longvilliers (Yvelines) Radar tronçon environ 230 000
N118 – Meudon (Hauts-de-Seine) Radar urbain nouvelle génération plus de 190 000

Ces emplacements ne doivent rien au hasard. Leur position stratégique — zones denses, pentes ou courbes délicates — explique leur efficacité. Le ministère justifie cette concentration comme une réponse à la sinistralité encore trop élevée sur ces axes.

« Ce n’est pas seulement un outil répressif », affirme Julien Renard, ingénieur à la Direction interministérielle à la sécurité routière (DISR). « Nous avons constaté qu’à proximité des radars très actifs, la vitesse moyenne baisse durablement. »

L’arrivée des radars chantiers : mobilité sous surveillance renforcée

L’année 2026 marque aussi une montée en puissance des radars dits “chantiers”, déplaçables selon les zones d’entretien autoroutier. Ces équipements sont conçus pour protéger les ouvriers et fluidifier le trafic dans des contextes souvent accidentogènes. Depuis début janvier, vingt-cinq nouveaux dispositifs sont opérationnels sur tout le territoire.

La société Atlandes, gestionnaire d’une partie de l’A63 dans les Landes, a confirmé l’installation temporaire d’un radar chantier mobile entre Saint-Geours-de-Maremne et Ondres. Des dispositifs similaires ont été signalés sur :

  • L’A1 près de Senlis (travaux jusqu’à vendredi soir)
  • L’A11 à hauteur du Mans (maintenance nocturne prévue en fin de semaine)
  • L’A57 entre Toulon et Solliès-Pont (zone réduite à 70 km/h)
  • La N88 dans l’Aveyron au niveau d’Espalion (interventions diurnes)

Ces installations temporaires sont connectées au réseau centralisé du ministère et peuvent être déplacées en moins d’une heure. Les automobilistes reçoivent rarement une alerte précise avant leur activation, ce qui alimente parfois un sentiment d’injustice.

« On a beau faire attention, ces radars changent souvent d’endroit sans prévenir », estime Claire Morel, conductrice quotidienne entre Lyon et Saint-Étienne. « Le matin même, il peut être ailleurs. On finit par lever le pied partout. »

Entre prévention et contestation : un équilibre délicat

L’administration parle d’un effet dissuasif mesurable : selon la Sécurité routière, les zones couvertes par un radar chantier voient le nombre d’excès supérieurs à 20 km/h chuter de 35 %. Mais certaines associations d’usagers dénoncent une inflation technologique plus qu’une réelle politique éducative.

L’Automobile Club Association (ACA) réclame davantage de pédagogie et une signalisation “anticipée” pour éviter les comportements brusques ou dangereux liés aux freinages soudains. De son côté, Vinci Autoroutes défend ces installations comme un moyen concret de réduire les collisions impliquant ses agents sur le terrain.

Une carte actualisée chaque semaine mais encore incomplète

La “carte nationale des radars actifs”, publiée par la Sécurité routière et mise à jour tous les jeudis, reste la référence pour anticiper ses trajets. Elle compile désormais plus de 4 600 dispositifs actifs dont environ 450 mobiles ou semi-fixes répartis sur le réseau secondaire.

Néanmoins, plusieurs utilisateurs pointent son manque de réactivité face aux changements fréquents liés aux chantiers temporaires. Les transporteurs professionnels plaident pour une mise à jour quotidienne afin d’éviter des pertes économiques dues aux amendes répétées.

« Nous ne cherchons pas à contourner la loi », confie Christophe Dumas, représentant syndical chez FNTR Rhône-Alpes. « Mais quand un radar bouge trois fois dans la semaine sans information claire, c’est difficile pour ceux qui roulent toute la journée. »

Tendance générale : vers une surveillance plus fine du comportement routier

Derrière ces dispositifs se dessine une stratégie globale : celle du contrôle intelligent. Les nouveaux modèles capables d’analyser simultanément vitesse, distance entre véhicules et franchissement de lignes devraient représenter près du quart du parc national fin 2026.

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L’État promet que cette modernisation servira avant tout la sécurité collective plutôt qu’une logique punitive. Reste que pour beaucoup d’automobilistes, chaque trajet devient aussi un exercice permanent de vigilance électronique.

D’ici là, lever légèrement le pied pourrait bien rester le meilleur moyen d’éviter non seulement l’amende… mais surtout l’accident.

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