Le choix d’une teinte automobile n’est plus seulement une question de goût personnel : il s’agit aussi d’un placement. Les chiffres publiés début 2026 par plusieurs organismes, dont l’Argus et Autovista Group, confirment que certaines couleurs conservent mieux leur valeur sur le marché de l’occasion. Une tendance portée par la transition écologique et les nouvelles habitudes d’achat, où la rationalité prend souvent le pas sur l’émotion.
Des tendances qui reflètent un virage culturel
En France, trois couleurs dominent encore les immatriculations neuves : le gris, le blanc et le noir. D’après les statistiques du Comité des Constructeurs Français d’Automobiles (CCFA), ces teintes représentent à elles seules plus de 75 % des ventes en 2025. Leur popularité ne se dément pas : elles rassurent, facilitent la revente et s’accordent avec tous les types de véhicules, du SUV au véhicule électrique compact.
Mais cette uniformité cache des nuances économiques. Comme l’explique
« Les clients recherchent avant tout des couleurs intemporelles, faciles à entretenir et valorisantes à long terme », témoigne Philippe Giraud, expert automobile chez AutoScout24 France. « Le gris métallisé reste une valeur refuge car il masque bien les micro-rayures et séduit un large public à la revente. »

Les couleurs qui perdent le moins de valeur selon les données 2026
L’étude menée par Autovista Group pour le marché français en décembre 2025 révèle que certaines teintes affichent une décote inférieure à la moyenne nationale (qui s’établit à -28 % après trois ans). Voici un aperçu comparatif basé sur les modèles citadins et compacts les plus vendus :
| Couleur | Décote moyenne après 3 ans | Tendance 2026 |
|---|---|---|
| Gris argent métallisé | -22 % | Stable |
| Blanc nacré | -23 % | Légère hausse |
| Noir profond | -25 % | Légère baisse |
| Bleu foncé métallisé | -24 % | En progression sur véhicules premium |
| Rouge vif ou orangé | -30 % | Sensible à la demande régionale |
| Vert pastel ou jaune clair | -35 % | Tendance urbaine mais forte décote |
L’analyse montre que la neutralité chromatique reste gagnante. Les teintes sobres sont plus faciles à revendre et attirent une clientèle plus large. À l’inverse, les couleurs vives séduisent davantage en neuf mais souffrent d’une demande restreinte sur le marché secondaire.
Pourquoi ces différences persistent-elles ?
L’explication tient autant au comportement des acheteurs qu’à la perception psychologique des couleurs. Le gris ou le blanc évoquent la fiabilité et la sobriété, deux valeurs recherchées lors d’un achat d’occasion. De plus, ces coloris vieillissent mieux face aux rayons UV et nécessitent moins d’entretien esthétique.
D’autres facteurs interviennent également : la disponibilité des peintures dans les réseaux de réparation, le coût d’un éventuel repeint partiel et même l’impact environnemental lié aux pigments utilisés — un argument désormais pris en compte dans certains programmes de reprise constructeurs comme ceux de Renault ou Peugeot.
Conseils pour maximiser sa revente en 2026
- Miser sur une teinte classique (gris clair, blanc nacré ou bleu nuit) pour garantir une meilleure liquidité du véhicule.
- Avoider les finitions mates ou spéciales difficilement réparables après rayure.
- Pensez aux options complémentaires : jantes alliage ou sellerie neutre peuvent renforcer l’attractivité visuelle du véhicule.
- Conserver un entretien régulier du vernis et éviter les nettoyages abrasifs pour préserver la brillance originale.
- S’assurer que la couleur choisie est disponible dans toute la gamme si vous optez pour un modèle spécifique — cela facilite une future reprise constructeur.
« La couleur ne fait pas tout, mais elle peut faire gagner plusieurs centaines d’euros au moment de vendre son véhicule », souligne Philippe Giraud. « Un gris clair bien entretenu se revend souvent plus vite qu’un rouge flamboyant mal conservé. La logique économique prime aujourd’hui sur l’effet coup de cœur. »

Vers un futur plus contrasté ?
Les constructeurs misent désormais sur des gammes chromatiques inspirées des véhicules électriques — blancs nacrés aux reflets bleutés ou verts discrets associés à l’éco-mobilité. Tesla, Hyundai ou encore DS Automobiles ont déjà intégré cette dimension dans leurs palettes 2026.
ActualitéVoici comment savoir si vos empreintes digitales sont connues des services de police « plus de 12 millions y sont recensés »Toutefois, certains marchés régionaux montrent une résistance culturelle : dans le sud-ouest ou sur la Côte d’Azur, les tons chauds continuent de plaire pour leur singularité. Ce contraste illustre bien que si la couleur influence fortement la valeur résiduelle d’un véhicule en France, elle demeure aussi un marqueur identitaire fort pour beaucoup d’automobilistes.
Ainsi, au moment d’acheter ou de revendre une voiture en 2026, choisir sa teinte revient à arbitrer entre raison et expression personnelle — avec, derrière chaque nuance, un impact mesurable sur son portefeuille.



C’est étrange que le bleu foncé progresse sur les modèles premium. Effet Tesla peut-être ?
Merci beaucoup pour ces infos, très utile avant d’acheter ma prochaine voiture 🙂
L’article est top mais il manque une dimension écologique plus détaillée selon les pigments utilisés.
Bon bah je vais repeindre ma Twingo rose en blanc alors 😂😂
Petite faute dans le tableau : c’est “éviter”, pas “avoidér”, non ? 😉
“La rationalité prend le pas sur l’émotion” — tellement vrai dans l’auto aujourd’hui.
Mince alors, j’ai acheté un orange l’année dernière 😭
Le gris métallisé reste indémodable, et ça tombe bien j’adore cette teinte.
C’est fou comme tout devient calculé… même la couleur d’une bagnole 😅
Toujours impressionné par le poids du marché de l’occasion sur nos choix de couleurs.
Super article ! Je vais peut-être éviter le jaune du coup 😂
Les chiffres sont intéressants mais j’aimerais connaître l’impact de la région plus précisément.
Je trouve que cette étude oublie le facteur émotionnel… conduire une voiture grise c’est déprimant à la longue.
Quelqu’un a déjà testé la revente d’un véhicule rouge vif récemment ? 🤔
Article complet et clair. Merci pour les conseils revente.
C’est marrant, en Italie c’est presque l’inverse ! 🇮🇹
Toujours la même rengaine : gris, blanc, noir… un peu triste non ?
J’aimerais voir les mêmes stats mais pour les utilitaires, ça pourrait être utile.
Je confirme, mon ancienne Clio grise s’est revendue en deux jours chrono.
Le vert pastel décote à -35 %, ouch 😬 ça pique un peu.
Encore une preuve qu’en France on aime la sobriété… dommage pour les couleurs funs !
Merci pour l’article, j’hésitais justement entre blanc nacré et bleu nuit 😅
Et pour les voitures hybrides, est-ce que la tendance des couleurs change vraiment ?
Très intéressant, je n’imaginais pas que le gris pouvait être un “placement” à part entière !