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Donald Trump : son salaire de président enfin révélé (et il surclasse de loin celui d’Emmanuel Macron)

Entre chiffres officiels américains et comparaisons européennes le mystère autour du salaire présidentiel de Donald Trump révèle des écarts frappants avec la rémunération d’Emmanuel Macron selon les données budgétaires disponibles

Le débat sur la rémunération des chefs d’État revient régulièrement au premier plan, surtout lorsqu’il s’agit d’une figure aussi médiatique que Donald Trump.

Si la question semblait tranchée depuis sa présidence entre 2017 et 2021, de nouveaux documents budgétaires fédéraux et témoignages internes permettent aujourd’hui de chiffrer avec précision ce que l’ancien président américain a réellement perçu.

Face à lui, la situation salariale d’Emmanuel Macron, plus transparente mais moins spectaculaire, offre un contraste saisissant.

Un salaire présidentiel encadré par la loi américaine

Aux États-Unis, la rémunération du président est fixée par le Congrès. Depuis 2001, elle s’élève à 400 000 dollars par an. Ce montant n’a pas varié pendant les mandats de George W. Bush, Barack Obama ou Joe Biden.

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À cela s’ajoutent une allocation annuelle pour frais de représentation (50 000 dollars), une enveloppe pour déplacements officiels et un accès à une résidence entretenue par l’État fédéral : la Maison-Blanche.

Donald Trump, élu en novembre 2016, a pris ses fonctions en janvier 2017 avec ce même barème. Mais dès les premiers mois, il avait annoncé son intention de renoncer à percevoir son salaire personnellement. Un geste symbolique qu’il a répété plusieurs fois durant son mandat.

« Trump disait ne pas vouloir toucher un centime du salaire présidentiel », se souvient Michael Glassner, ancien directeur adjoint de campagne en 2016. « Il tenait à montrer qu’il servait le pays sans intérêt financier direct. »

Des dons trimestriels plutôt qu’un revenu personnel

L’administration fédérale confirme que Donald Trump a effectivement reversé chaque trimestre son traitement à différents départements publics : Santé, Éducation ou encore Intérieur. Ces dons ont été publiquement documentés dans les rapports du Government Accountability Office (GAO). Le total cumulé versé durant ses quatre années de mandat atteint donc bien les 1,6 million de dollars prévus par la loi — mais aucun versement direct sur son compte personnel n’a été enregistré.

Ce choix ne signifie pas que Donald Trump ait exercé bénévolement sans ressources. Ses sociétés privées – regroupées au sein de la Trump Organization – continuaient de générer des revenus importants, même si leur gestion opérationnelle était confiée à ses fils Eric et Donald Jr pendant la présidence.

Comparaison directe avec Emmanuel Macron

Du côté français, l’Élysée publie chaque année le détail des rémunérations du chef de l’État. En 2025, Emmanuel Macron percevait environ 15 200 euros nets mensuels, soit un peu plus de 182 000 euros annuels avant impôts. Ce montant inclut le traitement fixe et une indemnité représentative de frais particuliers.

Pays Chef d’État Salaire annuel brut Sources officielles
États-Unis Donald Trump (2017-2021) 400 000 USD (environ 370 000 EUR) Budget fédéral / GAO
France Emmanuel Macron (depuis 2017) 182 000 EUR Journal officiel / Élysée

L’écart est net : le salaire théorique d’un président américain reste plus du double de celui d’un président français. Même si Trump a choisi d’en faire don, les montants prévus par la loi demeurent inscrits au budget national américain.

L’image publique derrière les chiffres

Derrière cette différence se cache une approche politique distincte. Aux États-Unis, le rôle du président s’apparente davantage à celui d’un chef exécutif national doté d’importantes prérogatives économiques et militaires. En France, malgré un pouvoir fort sous la Ve République, les rémunérations publiques restent modérées pour préserver une image d’exemplarité républicaine.

« Cette comparaison illustre deux cultures politiques », analyse James Whitman, professeur à Yale Law School. « Aux États-Unis, le salaire élevé symbolise la fonction exécutive suprême ; en France, on privilégie davantage la sobriété institutionnelle. »

Une révélation qui relance le débat sur l’argent et le pouvoir

L’annonce récente des chiffres détaillés issus des rapports fédéraux américains ravive une question sensible : faut-il juger un dirigeant sur son niveau de rémunération ou sur sa gestion économique globale ? Pour certains observateurs politiques européens, cette transparence tardive met aussi en lumière l’écart culturel entre deux modèles démocratiques occidentaux.

  • Aux États-Unis : un traitement élevé justifié par l’ampleur des responsabilités mondiales.
  • En France : un encadrement strict des salaires publics pour éviter toute dérive symbolique.
  • Dans les deux cas : une attente croissante de transparence financière envers les dirigeants élus.

Aujourd’hui encore, Donald Trump revendique avoir “renoncé” à son salaire pour prouver sa volonté de servir avant tout ses électeurs. Mais cette posture continue d’alimenter débats et analyses sur ce que doit gagner – ou non – un chef d’État dans une démocratie moderne.

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