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Frais bancaires : encore une mauvaise nouvelle, +3% d’augmentation si vous ne dites rien avant le 1er février

Selon les premières données publiées par l’Observatoire des tarifs bancaires, la hausse moyenne des frais de tenue de compte atteindrait cette année 3,1% en France soit près du double de l’inflation annuelle.

Les clients des principales banques françaises vont devoir redoubler de vigilance. Après plusieurs années de stabilité relative, les tarifs bancaires repartent à la hausse dès le début de l’année. Une augmentation que beaucoup ne verront pas venir, faute d’information claire ou de réaction avant la date butoir fixée au 1er février.

Des hausses discrètes mais bien réelles

Selon les documents tarifaires consultés auprès de BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole, plusieurs lignes du relevé bancaire vont connaître une revalorisation automatique. Les frais de tenue de compte courant augmentent en moyenne de 3%, certains établissements dépassant même les 5%. Ces ajustements concernent également les cartes bancaires, les retraits hors réseau ou encore les incidents de paiement.

Derrière ces hausses se cache un argument souvent avancé par les banques : la modernisation des services numériques et le coût croissant de la cybersécurité. Un discours qui peine à convaincre certains clients déjà éprouvés par le renchérissement du coût de la vie.

« J’ai reçu un mail m’indiquant que mes frais allaient évoluer, sans préciser combien ni quand exactement », raconte Hélène Martin, cliente du Crédit Mutuel à Reims. « Ce n’est qu’en vérifiant mon relevé annuel que j’ai compris l’ampleur de la hausse. Si je ne dis rien avant le 1er février, tout sera appliqué automatiquement. »

Un droit d’opposition trop peu exercé

La réglementation impose pourtant aux banques d’informer leurs clients au moins deux mois avant toute modification tarifaire. Ce délai leur laisse la possibilité d’exprimer leur désaccord et de clôturer leur compte sans frais s’ils refusent ces nouvelles conditions. Dans les faits, très peu utilisent ce droit.

D’après une étude interne menée en 2025 par la Banque de France, moins de 4% des titulaires contestent ou négocient leurs frais annuels. La majorité laisse passer les délais par manque d’information ou parce qu’ils jugent la procédure trop complexe.

Que faire concrètement avant le 1er février ?

Pour éviter toute mauvaise surprise, il est conseillé aux consommateurs d’agir rapidement. Voici quelques démarches simples :

  • Vérifier dans son espace client les nouveaux tarifs communiqués par sa banque ;
  • Comparer avec ceux pratiqués par d’autres établissements via un comparateur agréé (comme celui proposé par la Banque de France) ;
  • Exprimer son refus par écrit avant le 1er février si l’on souhaite contester l’évolution tarifaire ;
  • Envisager une mobilité bancaire vers une néobanque ou une banque en ligne aux coûts plus transparents.

Des écarts marqués entre établissements

Toutes les banques n’appliquent pas les mêmes hausses. Certaines se montrent plus prudentes pour préserver leur image auprès des particuliers. Voici un aperçu des évolutions moyennes observées sur plusieurs grands réseaux :

Établissement Évolution moyenne des frais courants Date d’application
BNP Paribas +3,2% 1er février 2026
Société Générale +2,8% 15 janvier 2026
Crédit Agricole (régional) Entre +2% et +4% Variable selon caisse régionale
Boursorama Banque Aucune hausse annoncée
Caisse d’Épargne / Banque Populaire (BPCE) +3% Fin janvier 2026

L’équilibre fragile entre rentabilité et confiance

D’un côté, les banques invoquent la nécessité d’adapter leurs modèles économiques face à des marges en baisse sur le crédit immobilier et à la montée des exigences réglementaires européennes. De l’autre, les clients redoutent une érosion silencieuse de leur pouvoir d’achat.

« Je comprends que tout augmente, mais quand on cumule assurance habitation, énergie et maintenant banque, on a juste le sentiment qu’on paie pour tout », déplore Hélène Martin.

L’année s’ouvre ainsi sur un signal clair : sans réaction des consommateurs ni pression concurrentielle accrue, ces hausses risquent de s’inscrire durablement dans le paysage bancaire français. Le simple fait d’être attentif à son relevé annuel peut éviter bien des déconvenues financières.

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D’ici là, chacun a jusqu’au 1er février pour faire entendre sa voix — car dans ce domaine précis, le silence vaut accord.

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