La découverte, annoncée cette semaine par plusieurs instituts géologiques européens, relance la question de l’autonomie minérale du continent face à la domination asiatique dans l’extraction et le raffinage des terres rares.
Ces éléments stratégiques, indispensables à la production d’éoliennes, de véhicules électriques ou d’appareils électroniques, sont au centre des préoccupations industrielles depuis plus d’une décennie. Mais cette fois, les données collectées sur le terrain semblent confirmer un potentiel économique majeur.
Une découverte européenne qui change la donne
Selon l’Institut géologique finlandais (GTK) et le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), le gisement se situe dans une zone frontalière entre la Suède et la Finlande, déjà connue pour ses ressources en fer et en nickel.
Les premières analyses menées sur plus de 200 échantillons rocheux indiquent une teneur moyenne en oxydes de terres rares supérieure à 2,5 %, un taux considéré comme particulièrement élevé pour ce type de minerai.
ActualitéVoici comment savoir si vos empreintes digitales sont connues des services de police « plus de 12 millions y sont recensés »L’entreprise suédoise LKAB, qui exploite déjà les mines de Kiruna, a confirmé être impliquée dans les premières phases d’évaluation. Son directeur des ressources stratégiques, Johan Lindström, s’est montré prudent mais optimiste :
« Nos équipes ont identifié une structure géologique exceptionnelle par sa continuité et sa richesse. Si les évaluations économiques se confirment, il s’agira du plus grand gisement européen connu à ce jour », explique-t-il avant d’ajouter que plusieurs forages supplémentaires sont planifiés pour affiner les projections financières.

Des enjeux économiques et stratégiques considérables
Le marché mondial des terres rares est évalué à près de 13 milliards d’euros par an selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE). L’Europe importe actuellement plus de 98 % de ces matériaux depuis la Chine. Cette dépendance inquiète Bruxelles depuis plusieurs années. Le potentiel européen nouvellement confirmé pourrait donc représenter un tournant dans la stratégie industrielle commune.
D’après les projections préliminaires du BRGM et du GTK, la valeur brute du gisement dépasserait 4 milliards d’euros si les ressources exploitables étaient confirmées à grande échelle. Plusieurs États membres ont déjà manifesté leur intérêt pour soutenir financièrement une exploitation durable et locale.
| Élément | Teneur estimée (%) | Utilisation principale |
|---|---|---|
| Néodyme (Nd) | 1,4 |



Encore une mine… et encore des promesses. On verra bien d’ici 10 ans.
Bravo aux chercheurs et géologues impliqués, c’est une avancée majeure pour notre continent.
Franchement, ça sent le coup médiatique avant les élections européennes 😅
Est-ce qu’on sait déjà quel impact environnemental pourrait avoir l’exploitation de ce gisement ?
Incroyable découverte ! Si cela se confirme, l’Europe pourrait enfin réduire sa dépendance à la Chine.